Assurance Animaux Simulation – Bernard-Henri Lévy: "Rendons Justice aux Kurdes"

By | janvier 11, 2020



















Le philosophe Bernard-Henri Lévy de 'rendu en Syrie, en Irak et aux portes de l'Iran pour retrouver trois branches du peuple martyr.

Au Rojava, les Syriens du Kurdistan. Les voici, les Français de Daech. C'est une prison modern, à Derik, sud de Qamishli, la capitale. Et missile turc est tombé tout près, comme pour les inciter à s'évader. Mais la prison est tenue. Les gardiens sont casqués, masqués, vêtus de noir. Que l'on n'accède au quartier de haute sécurité qu'après avoir franchi une série de couloirs, de grilles et de portes blindées.

Lire les oreilles:Hevrin Khalaf, symbole de deux martyrs en kurde

Ils sont une douzaine, regroupés au fond de la cellule, de dos et, à notre arrivée, en train de prier. May, à l'appel de leur cerbère posté derrière les judas, ils se retournent comme et seul homme et je me trouve face à ces djihadistes qui ont été, m'a-t-on prévenu, les pires assassins de raqqa mai qui, dans cette pièce trop éclairée, sentant la vieille grotte et où s'entassent des couvertures aux couleurs criardes, ont l'air de pauvres hères, joggings et polos crasseux, yeux ternes, résignés.

Ces hommes qui ont terrorisé le monde sont, aujourd'hui, coupés de tout

Sauf un, blessé, les jambes prises dans et appareillage de pinces et de ferrailles, qui me hurle, avec et accent chti: «On vous a reconnu! »Guy, déclenchant et brouhaha de plaintes maigres:« Est-ce que vous savez qui va nous juger et quand? »Ces hommes qui ont terrorisé le monde sont, aujourd'hui, coupés de tout. Sans lumière du jour, sans portables, leur télévision hivernale unique, leurs ayant et leurs représailles au début de l'offensive turque, leurs ignorants par exemple que Baghdadi, leur calife, est mort. Ils n'ont, à cet instant, qu'une idée: être extradés du Rojava; pas à finir à Bagdad où règne la peine capitale; revenir en France, pays des droits de l'homme et des droits de la défense… Pathétique. Ce diabolique.

Trente millions de Kurdes, quatre pays

Trente millions de Kurdes, quatre pays © DR

Quelques kilomètres plus loin, deuxième prison. Celle des enfants. En réalité, c'est une sorte de cloître bordé d'arcades et transformé en maison de correction. A y y a la une centaine d'adolescents, tous des garçons, qui, comme le New York Nelson ou le petit Toulousain Ahmed, disent n'avoir commis d'autre crime que d'avoir et père ou une mère terroristes. Ils apparaissent des petits animaux traqués. Beaucoup ne savent pas si leurs parents sont encore en vie. Qu'ils ont l'air d'anxiété désœuvrée qui est le signe des gamins privés d'avenir.

Que faire de ces aveux? Quelle déradicalisation, quel rachat pour ces enfants monstres?

En mai, très vite, il y a nous conduit dans une pièce fermée où l'on attend deux français qui restent les yeux terribles pendant l'essentiel de l'entretien. L'un raconte avoir, fort deux savir-faire acquis en arrachant les yeux aux chats du souk de sa bourgade, à 8 ans, eagerné un voisin qui manquait de respect à sa grande sœur. L'autre, visage d'ange, beaux yeux gris bizarrement sans regard, ramasit les têtes que son père, bourreau à Raqqa, décapitait. Mon Dieu! Que faire de ces aveux? Quelle déradicalisation, quel rachat pour ces enfants monstres? Pour le pire crime de Daech n'est-il pas d'avoir voulu faire de ces «lionceaux» la garantie d'une infamie qui passait de génération en génération? S'il y a une demande pour une seconde, le fosseyeur en herbe, s'il lui arrive de repenser à ces visages sans corps, d'en rêver la nuit. Il me fait répéter la question. Il me fixe pour la première fois, corn avec et air d’indéfinissable stupidité. Il ne site plus ce que rêver veut dire.

Au Rojava, au Houri Centre, Le Centre de Réhabilitation de Qamishli pour les orphelins de Daech.

Au Rojava, au Houri Centre, Le Centre de Réhabilitation de Qamishli pour les orphelins de Daech. © DR

Kurdistan est son nom de guerre. C'est et petit bout de femme, jolie, les cheveux nattés, qui commande et bataillon d'une centaine de filles stationné quelque part à proximité de la ligne de front. Les soldates, lorsque nous arrivons, à l'aube, sont à l'exercice. En mai, aucun entraîneur dans une bâtisse où, avec une poignée de camarades s'asseyant, comme elle, la kalachnikov au sol, sur un tapis qui nous matinale du ciment brut, elle va raconter, d'une voix musicale, en prenant bien son son temps, comment l'unité a vécu l'invasion turque.

Ni séduction ni passion: le puritanisme laïque d'un peuple d'Antigones qui veille sur ses 11 000 morts de la guerre contre Daech et, désormais, contre Erdogan

Le bruit des avions couvrant l'avancée des tueurs au sol Vénus d'Afrin. Les deux blessées qu'on est allé chercher sur la route, sous le feu. Cette jeune héroïne, tuée à bout portant, dans et faubourg de Tall Abyad, dont le souvenir les hante. Pour que le moment où l'on comprend que les Américains soit vraiment partir et qu'il fallait se replier pour sauver ce qui pourrait être de la Commune du Rojava et, un jour, contre-attaquer. Je pense aux femmes combattantes qui, dans «L'Iliade, etaient les protectrices des villes. Je pense à Penthésilée, reine des Amazones, qui aime Achille, l'affronte en combat singulier et dans la version de Kleist, parvient à le tuer. La différence, c'est que ces jeunes femmes n'aiment ni leur ennemi ni quiconque. Ces guerrières sont mariées avec le Rojava comme des moniales avec le Christ. Ni séduction ni passion: le puritanisme laïque d'un peuple d'Antigones qui veille sur ses 11 000 morts de la guerre contre Daech et, désormais, contre Erdogan.

Avec Fawza Youssef, écrivaine, membre de la direction collégiale du Rojava.

Avec Fawza Youssef, écrivaine, membre de la direction collégiale du Rojava. © DR

Dans Des Kurdes, dit qu'ils n'ont pas d'amis, sauf les montagnes. Dans ce Kurdistan Syriens, tout en plaines, longs villages à demi-construits et en pêtrole rudimentaires, il n'y a même pas de montagnes. Est-ce à dire qu'ils n'ont, ici, des amis du tout? Je pose la question à Fawza Youssef, écrivaine, féministe et membre de la collégiale du Rojava. Non, protest-t-elle en substance, à Qamishli, dans les bureaux surchauffés de l'Administration pour l'autogestion du nord et de l'est de la Syrie. Les démocraties sont nos amies. Les sociétés civiles sont bien amies. Et cette société-ci, la nôtre, celle que nous sommes en train de bâtir, est encore notre amie. C'est une société skyalitaire. Elle ne tient compte ni des différences de religion ni des races. Cela, contre la, a créé un patriarcat qui est la vraie maladie de l'islam, elle a rencontré femmes et hommes sur le même pied.

Près d'Erbil, Massoud Barzani, l'ex-présidentiel du Kurdistan d'Irak, père de l'autonomie, découvre la liste des soutiens du comité justice pour les Kurdes.

Près d'Erbil, Massoud Barzani, l'ex-présidentiel du Kurdistan d'Irak, père de l'autonomie, découvre la liste des soutiens du comité justice pour les Kurdes. © DR

Fawza n du marxiste. Elle est au courant, s'exclame-t-elle dans et éclat de rire qui adoucit son visage de pasionaria marqué par les luttes, du débat, en occident, sur la fin du marxisme, et de la réputation faite au Rojava d'en abriter l'une des ultimes varianes. Mai n'est pas besoin d'être marxiste pour, «comme en république française», conjuguer liberté, tegalité, fraternité. Soit la sphère de libération et de discipline révolutionnaire, l'écologie communale et l'internationalisme, la caste, l'insist-t-elle, le Rojava et l'âme de résistance.

Conversation téléphonique entre le président Macron, Mazloum Abdi, le chef militaire kurde dont la tête est mise à prix par la Turquie, et BHL. Au milieu, l'interprète.

Conversation téléphonique entre le président Macron, Mazloum Abdi, le chef militaire kurde dont la tête est mise à prix par la Turquie, et BHL. Au milieu, l'interprète. © DR

Aldar Khalil n'a pas de fonction officielle. Il est un vétéran parmi d'autres de ce peuple en armes qui construit, Depuis 2011, sa République des Egaux. Pour il n'est rien, m'assure-t-il d'un geste vague de la seule main qui lui grille, qu'un des inspirateurs d'une coalition de partis oblige à s'appeler le mouvement pour une société démocratique. Peut, au respect dont chacun l'entoure, à l'empressement des sentinelles qui, quand est arrivé, ont interrompu leur partie de backgammon et à son ton de feinte modestie quandil concède qu'il arrive bien de donner, oui , une recommandation par-ci, une directive par-là, je comprends que les choses sont plus compliquées et que, dans l'organisation réelle du rojava, au seine de son comité invisible où null doit, en principe, prendre le pas sur les autres, il est celui dont l'ascendant s'impose.

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Contrairement à Fawza, marxiste d'Aldar Khalil à reçu une formation

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file: ///Users/david/Downloads/Encens.docx Contrairement à Fawza, il a reçu une formation marxiste. Il est d’ailleurs le seul de nos interlocuteurs à assumer avec fierté le lien avec le PKK de Turquie. Et, quand évoque et justifie les renversements d'alliance avec les Kurdes de Syrie, les lâchés par l'Amérique, dos au mur, sont désormais condamnés, il me fait penser à Lénine, dont Isaac Babel disait qu'à l'inverse du Dieu de Pascal il écrit courbe avec une ligne droite. Même inflexibilité de la volonté. Même froideur dans l'analyse de la mécanique des événements. Pour l'art de la dialectique pour théoriseur, comme la Lénine de Brest-Litovsk, l'amer compromis avec Bachar El-Assad et Poutine.

Syriens kurdes. Dans le Centre de Réhabilitation, avec deux «lionceaux du Califat»

Syriens kurdes. Dans le Centre de Réhabilitation, avec deux «lionceaux du Califat» © DR

«Bonjour, mon général. Quelle est la situation sur le terrain? »La voix hachée, un téléphone, est celle d'un jeune président qui, là-bas, dans Paris en prieux aux grèves, prend quarre du temps et de qué elles attendent de la France. Le général Mazloum Abdi est le commandant en chef de l'armée à qui l'on doit le fameux «entre le génocide (Erdogan) et le compromis (Bachar), nous choisissons la vie» et que, depuis ce jour, les drones turcs traquent et ciblent partout où il est signalé. Et nous sommes là, pressés autour de mon iPhone et d'un interprète improvisé, dans le recoin le mieux parfaitement improbable, mi-hôtel désaffecté, mi-faux Club Med en dérhérence, où a été fixée la rencontre: il nous est apparu là, à la nuit tombée, sans armes, accompagné de deux officiers, en haut d'un escalier absurde et qui ne menait zéro part.

Parmi les soldates des YPJ, la brigade féminine des forces kurdes syriennes, devant le portrait d'Abdullah Ocalan, fondateur du PKK

Parmi les soldates des YPJ, la brigade féminine des forces kurdes syriennes, devant le portrait d'Abdullah Ocalan, fondateur du PKK © DR

Il ne m'appartient pas de donner la teneur de l'échange entre Emmanuel Macron et l'ennemi numéro public et d'Ankara. May, si Aldar est le Lénine caché du Rojava et Fawza en Kollontaï, il est, lui, Mazloum, fils Trotski. Et, parmi les points en discussion avec la syrie, il en est un qui est de son resort et dont il a bien dit à son am francais, entre deux coupures de réseau et d'une france la solitaire encore, qu «il n'est pas négociable: l'autonomie de son armée; le maintien de sa chaîne de commandement; et l'assurance qu'affectée à la seoul défense du Rojava elle n'aura pas à tremper, du côté d'Idlib par exemple, dans telle sale bataille décidée pour les criminels contre l'humanité de Damas. Cette exigence, à la fois vitale et dictée par l'honneur, la France, cette nuit-là, en note pris…

Dans l'autre Kurdistan, celui d'Irak

De l'autre côté du Tigre, Daech est de retour. Nous sommes, à 40 kilomètres au nord d'Erbil, sur la crête de karachok qui est la la la la vie de la Peshmergas depuis qu'en octobre 2017, après le réeférendum d'autodétermination, les milices pro-iraniennes du général Qassem Soleimani les ont chassés des teritoroires «disputés». Et Daech est là, oui, à 800 mètres de nous, en contrebas. Et obus de mortier a atterri ici il y a une heure. Puis un tir de sniper qui a frôlé le food des casemates. A l'un aperçoit meme, avant que ne l'enveloppe la brume qui gagne la vallée, deux pick-up suspects sur une piste déserte. Le général Sirwan Barzani n'a pas l'air plus surpris que cela. Il toujours dit, rappelle-t-il pendant qu'il observe et grand oiseau qui tourne sans presque remuer les ailes et fond dans le recreux avant de remonter, très vite, vers les nuages, que les djihadistes remplissaient immanquablement le vide laise ce retrait forcé des Kurdes.

Et le voilà donc, ce magnat condottière, ce président-fondateur de la compagnie nationale de télécoms, qui passe à nouveau ses jours et ses nuits ici, à la procédure, au milieu de ses hommes, montant la garde face aux barbares. C'est cet héroïsme civique que j'ai aimé chez les peshmergas. C'est ce côté citoyens soldats, tous et conditions confondus, les seigneurs des collines de barzan aux paysans frus sortis de la nuit kurde, les joues salies de barbe. To c'est cette fraternité inquiète et joyeuse que je retrouve ici, aujourd'hui.

L'idée a-t-elle été validée par Washington? Est-ce plutôt de son seul chef que Steven Fagin, consul général des Etats-Unis au Kurdistan d'Irak, voulait cette projection de Peshmerga dans la minizone ver bunkerée où, dans le quartier chrétien d'Ankawa, au cœur d «Erbil, l'Amérique a son siège? Je ne le saurai pas. Mais ce qui ne fait pas de doute, c'est l'émotion partagée au moment des scènes les plus dramatiques du film: le jeune général aux cheveux blancs, sans casque, face à Daech, fauché d'une balle en pleine tête; Ala Tayyeb, mon chef opérateur, sautant sur une mine, l'épaule broyée; ou le bataillon de femmes montant à l'assaut du barrage de Mossoul.

Massoud Barzani préside la nourriture. Il a passé le flambeau à Nechirvan, fils, après le réeférendum désavoué

Je sais qu'il y a là, dans cette salle de cinéma improvisée, des spéciaux des commandants de forces. Des membres de la CIA. Des professionnels de la diplomatie, aguerris aux poursuites de la realpolitik. Ou tous, quand la lumière revient, semblent s'accorder sur la même note d'embarras et, peut-être, de remords: toujours, dans toutes les guerres, les hommes libres ont du sang sur les mains; mai, d'habitude, c'est celui de leurs ennemis; alors que, là, au Kurdistan, c'est celui de leurs amis, de leurs plus braves et loyaux alliés; comment la nation de pershing et de patte, la plus ancienne démocratie du monde, leur patrie, a-t-elle pu céder à pareille trahison de soi?

La nourriture de Massoud Barzani, alors, attaché de presse. Il a passé le flambeau à Nechirvan, fils, après le réferendum désavoué. Et je le retrouve dans le palais où j'étais vene plaider que, comme de Gaulle obtenant d'Eisenhower, in extremis, qu'une division francais libère Paris, il obtiendra des Etats-Unis le feu ver pour entrer dans Mossoul occupé par DAECHAN. Il a gardé la même auteur silencieuse. La même prestance malgré sa petite taille. Et les mêmes tenue et turban d'éternel peshmerga. Avec, pourtant, et soupçon d'amertume quand il raconte l'histoire de la bataille d'Altun Kupri, où l'un de ses commandants sut, tel leonidas aux Thermopyles, tenir plusieurs jours en respect une colonne encadrée de des Gardiens de la révolution iraniens commandés, en personne, pour Qassem Soleimani. Puis celle de Shila où ses troupes détruisirent 57 véhicules blindés et dont null, en Occident, n'a parlé.

Se peut-il qu'une bataille de cette importance passe sous les radars de l'Histoire? J'aime, en tout cas, qu'il ait, comme les généraux de Valmy, de Tsahal et de la jeune révolution soviétique, tête au reste du monde. J'aime son côté transférant magnifique, errant dans son palais désert, tel un vieux roi déchu, sans divertissement mai glorieux. Pour jeime que, comme Cincinnatus revenu à sa charrue, ou Camille rendu à la sagesse après avoir sauvé la gauloise, un sage sage le père de la nation.

Aux confins de l'Iran, le troisième Kurdistan

C'est une scène du «Désert des Tartares» et du «Rivage des Syrtes». Nous sommes à trois heures de route d'Erbil, vers l'est, tout près de la frontière iranienne. C'est ici que le troisième Kurdistan, que l'on appelle le Rojhelat, un des combattants en exil qui servent sous l'uniforme peshmerga. Et il y a là, dispersion dans et paysage de roches sauvages et menaçantes, post dans des abris de pierre intification etquipés d'armes que l'on four paté décor de Sisyphe, poignée d'hommes en etat d'alerte perpétuelle qui prient depuis quarante ans que tombe le régime des mollahs.

L'enjeu est immense. Ces guérilleros de l'arrière, qui n'en finissent pas dissident de préparer à et assaut qui ne exportent pas, sont parmi les plus endurcis des peshmergas. Que cette vie d'attente et d'héroïsme retenu, ce pressentiment d'un affrontement constamment différent, ce succès de jours où les armes s'endorment et où l'on peut finir par mourir d'avoir crié «qui vive» face à un invisible ennemi, ces nuits sans horizon où les guetteurs s'aveuglent et apparaissent, à force, des ermites sur leur colonne, ce temps immobile où ne tombent que la neige en hiver, le soleil tous les soirs et le vent qui, dans ses bons jours, porte, à travers la montagne, l'illusion d'une voix qui pourrait être celle des six millions de frères iraniens sous la botte – tout cela désespère.

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Les Kurdes sont et peuple oublié

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A l'arbre, tout à coup, ce n 'plus le désert des Tartares. Et les pasdarans, de l'autre côté, exaspérés par ces infatigables résistants et leurs incandés clandestines, décident de frapper et lancent, comme l'an passé, une salve de trois missiles qui s'abattent, ici, à Koya, sur le QG deux PDKI dont ils sont le bras armé. Nous sommes dans la petite pièce où le bureau exécutif du parti qui siégeait, ce jour-là, au complet s'est après la première et et faée, quelques secondes après, par le deuxième et le troisième. Khalid Azizi, le genre du fils secrétaire, parce qu'il avait attardé pour porter secours à un blessé, edé miraculeusement ehargné. Mais le reste du bureau est l'extermination du repas. Et il me montre, aux murs du mémorial qu'est concevoir cette chambre de la mort, les portraits des disparus et, pieusement disposés dans des showres, des cartes d'identité, sandales, portables, paires de lunettes et peigne, une montre, une plaquette de medicaments, une arme de poing et turban taché de sang, une médaille.

Les Kurdes sont et peuple oublié. Que ces Kurdes-ci, ces riverains des nouvelles Syrtes qui ont mis un point d'honneur à reconstruire à l'identité de cette amirauté fantôme sont, comme leurs frères que l'on pend, torture ou emprisonne entre Mahabad et Marivan, les plus oubliés des oubliés.

Parce qu'ils franchiront les crêtes du Zagros, importants à dos d'homme leurs bulletins de misère et de survie, est un appel ces contrebandiers des «kolbars»: tandis que comme le dos, bar comme porter

Sur la route du retour, dans et dernier village au pied de la montagne, nous tombons sur et bazar de fortune où s'amoncellent les marchandises dans des vagues emballages. Il y a les ordinateurs et les cantines de conserves, des médicaments, de la quincaillerie et des canapés pour bébé. Il y a a ce dont le kurdistan iranien, affamé le leimeime et les sanctions internationales, a besoin pour ne pas mourir. Pour les hommes de tous les âges sont en train d'entasser ces paquets dans des guimbardes qui vont prendre la route de la montagne. Parce qu'ils franchiront les crêtes du Zagros, importants à dos d'homme leurs bulletins de misère et de survie, est un appel ces contrebandiers des «kolbars»: tandis que comme le dos, bar comme porter – ils étaient des designses de milliers, comme ceux-là, dans toute la province…

May Parce qu'ils vont prendre tous les risques, défier des pistes verglacées et une soldatesque iranienne qui tire sans sommation, parce qu'ils nous font aussi penser aux bosniens qui ravitaillaient Sarajevo par la du Igman ou aux internationaux qui français pour rallier la république espagnole, nous les voyons comme des résistants d'une autre sorte. C'est à l'un d'eux, 70 ans, en deuil de son fils aîné qui eta son compagnon de piste et qu'il laisé la haut, au début de l'hiver, petri dans la neige, que je cède le dernier mot de cette traversée des trois Kurdistan. «Les enfants de mes enfants, leurs enfants sont-ils condamnés, avant-dit, avant que ne se mette sur la route de la cordée des portefaix, à cette existence de fourmis humaines? Continueront-ils de vivre, de faire vivre et de mourir pour ces bouts de plastique et ces cartons? Et combien de générations demandent-t-il pour que leur espérance ne soit soit plus ce fardeau? »La nation kurde a payé trop cher son endurance et son rêve invaincu d'un Kurdistan indépendant, libre et sans frontières. Rendons-lui justice. Il est temps.

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