Assurance Animalière Avril 2019 – À Vienne, une "ferme-usine" de 1200 bovins en eaux troubles

By | novembre 7, 2019



















Un jeune taureau près de Clernon-Ferrand au sommet de l'élevage de Cournon d'Auvergne, le 4 octobre 2017
Un jeune taureau près de Clermont-Ferrand au sommet de l'élevage Cournon d'Auvergne le 4 octobre 2017 (Thierry Zoccolan / AFP / Archive)

"Ils ne verront ni l'herbe ni le soleil!": À Vienne, un projet de 1200 élevages de bovins est entré en conflit avec des détracteurs pendant cinq ans, avec à l'esprit un nouveau "symbole". entreprise agricole à la dérive.

Une parcelle de bitume entremêlée entre une forêt et un ancien centre de traitement des déchets: à partir de 2014, une bataille discrète se déroule à Coussay-les-Bois dans un désert, à l'écart de ce village tranquille.

"La fin du monde! La première maison est à 700 mètres, je ne vois pas qui peut déranger!" a déclaré Pierre Olot, maire, responsable de la fabrique de fourrage à Chatellerault.

Cet homme de la région veut construire une ferme de 15 000 m2 conçue pour engraisser 1 200 taureaux. Les taureaux sevrés, nourris principalement avec des granulés de céréales, passent 8 à 12 mois dans des caisses en béton avant d'être exportés vers le Maghreb. Projet de temps exceptionnel …

Retraits, un maire et un ensemble d’associations revendiquant des centaines de membres pendant cinq ans se disputant avec le supporter et la préfecture.

Projet de fabrication controversé à Vienne
Projet d'usine controversé à Vienne (Laurence SAUBADU / AFP)

En plus de placer le site dans une zone d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), les autorités sont accusées d’avoir "aveuglé" les dangers "prévisibles" des sources d’eau potable. "Mais en contournant ce qui précède, un maire d'une petite ville n'est plus utile", regrette Michel Favreau, élu du DVG Coussay.

La nappe phréatique "se situe entre trois et cinq mètres sous une couche d'argile qui protège la surface de l'eau, elle ne devrait pas pénétrer dans cette couche … Et s'il y avait 300 poteaux dans les écuries", déclare François Bigot, responsable de l'environnement à VGCA président de son association.

Il existe un autre problème: les eaux usées contaminées par des excréments d’animaux ne sont pas récupérées et risquent donc d’être infiltrées dans l’aquifère.

En 2016, l'opérateur Eaux de Vienne a lui-même souligné la "vulnérabilité" de la collecte et mis en garde contre le "risque de contamination", selon un avis de l'AFP. "Toutes ces eaux usées vont dans la piscine, qui récupère les eaux de pluie et pénètre dans le fossé sans aucun traitement", s'est indigné François Bigot.

Les opposants étaient d'autant plus rassurés que le désordre économique se situait à proximité d'une ancienne décharge (4 millions de tonnes entre 1979 et 2013), source de pollution par les chlorures et les nitrates.

Le supporter se protège avec la promesse d'un lieu propre qui génère de l'électricité en méthanisant des panneaux photovoltaïques et du fumier. Ces engrais, qui peuvent être compostés sur place, seront "compacts" sans débit.

Petites fermes "finies"

C'est également un symbole de "l'industrialisation de l'agriculture" qui a été contestée, telle que la "ferme à 1 000 vaches" (Sum) ouverte en 2014. "Les consommateurs ne veulent plus que ces méga-projets agricoles soient contournés", ce qui équivaut à une "concurrence insoutenable" avec ceux qui élèvent des animaux dans les prés ", a déclaré Dominique Brunet, co-président de l'Association Aspect Environmental.

"Ces animaux ne verront jamais l'herbe ou le soleil!" L'agriculteur biologique proteste.

Avec cette taille et cette gestion mécanisée, avec "3 ou 4 emplois", l'industriel, au contraire, loue une alternative viable à la crise agricole. "Les fermes de 50 à 100 bêtes sont finies et les agriculteurs ne peuvent plus le faire (…) cela doit être d'une certaine importance", glisse l'entrepreneur, qui attend un feu vert après un processus incroyable pendant de nombreuses années.

La préfecture l'a approuvé en 2015, mais deux ans plus tard, le tribunal administratif de Poitiers a retiré les autorisations le 23 septembre, après que de nouveaux documents eurent été examinés par la fonction publique. La partie est victorieuse parce que "cela ne vaut pas la peine d'obtenir un permis d'exploitation", a déclaré la préfecture, rappelant que la Cour d'appel de Bordeaux devait décider à ce stade, qui présume l'emplacement.

Il est suspect que des opposants consultent quotidiennement le site pour rechercher des bulldozers potentiels.

Bannière 728x90
Assurance Animalière Avril 2019 – À Vienne, une "ferme-usine" de 1200 bovins en eaux troubles
4.8 (97%) 73 votes
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *