✅ Prêt immobilier: Bercy en pente pour éviter la surchauffe – Comparatif de Taux

By | novembre 3, 2019



















Comment éviter les prêts hypothécaires surchauffés sans bloquer le marché? Le HCSF (High Financial Stability Board), chargé de la prévention du risque systémique, tente de répondre à cette question délicate.

L'autorité a lancé le mois dernier
Consultation des parties intéressées

(banques, courtiers, promoteurs, consommateurs …) qui devaient commenter lundi. Un signe de la complexité de l'objet,
le délai a été prolongé de quelques jours.

Un certain nombre d'options ont été évoquées, notamment pour éviter le surendettement des emprunteurs et protéger la rentabilité des banques.

Détermination du taux d'effort

L'effort est égal à la part du produit du remboursement du prêt et des coûts associés. "Limite à 33% conformément aux pratiques normales du marché, mais non requise par la loi", explique HCSF dans le diagnostic des risques associés.

Néanmoins, les faibles taux d’intérêt, qui existent depuis des années, ont tendance à se développer. À fin 2018, la Banque de France atteignait en moyenne un peu plus de 30%. Et s'il est globalement inférieur au niveau de 2009, il dépassera les 35% pour un nouveau prêt de quatre.

"Ce n'est pas nécessairement inquiétant dans la situation actuelle, car le risque de perte ne pose pas de problème particulier. Mais cela pourrait-il prendre encore cinq ans?"demande une bonne connaissance de l'industrie.

Dans le contexte de concurrence féroce qui oblige les banques à assouplir la réglementation, les autorités peuvent prévoir des garanties. Par exemple, en rendant obligatoire 33% du plafond. En 2018, une décision similaire a été prise concernant l'exposition des banques aux grandes entreprises fortement endettées.

Limiter le remboursement des prêts

Avec des taux en baisse, les ménages sont tentés
renégociez votre prêt avec votre banque.

Mais ils peuvent aussi décider de faire appel à une institution concurrente offrant leurs prêts à un taux d’intérêt inférieur. Toutefois, le remboursement anticipé doit respecter une règle: l'emprunteur doit verser à sa banque 3% du capital restant en circulation, avec une limite de taux d'intérêt de six mois. Objet: limiter les rachats successifs de banques.

Dans le cas de taux d'intérêt élevés, la limite de six mois peut contenir plus d'un emprunteur. Dans la situation actuelle, les clients se sont installés rapidement: le rachat d'un prêt ne coûtera pas beaucoup plus cher que les gains résultant du changement de banque et de la baisse des taux d'intérêt. Les banques sont conscientes qu'elles ne sont pas disposées à proposer des taux d'intérêt toujours plus bas pour attirer plus de clients.

HCSF envisage donc de modifier la formule de remboursement en augmentant le délai de six mois afin de mettre fin à ce cercle vicieux d'alimenter des taux d'intérêt plus bas. Sur papier, les banques ne résistent pas nécessairement car elles gagneraient plus. Cependant, outre le risque visuel, certains s'interrogent sur l'efficacité d'une telle mesure à un taux aussi bas.

Augmenter le taux d'usure

Le degré d'usure entre les bras déclenchés par HSCF est également élevé. C’est le taux au-delà duquel les banques n’ont pas le droit de prêter. À la fin de chaque trimestre, les éléments suivants doivent être définis:
Parmi les spécialités locales, c'est la Banque de France.

À l'instar des taux d'intérêt, l'usure a fortement diminué ces dernières années. Jusqu'au 31 décembre, l'emprunt à taux fixe a une échéance d'au moins 2 ans à 2,77% (2,67% sur 20 ans).

"Le levage nécessiterait d'augmenter l'usure", critique l’un des plus grands courtiers français. Pourquoi? Parce que les banques peuvent augmenter les taux d’intérêt jusqu’à quelques points de base et leur permettre d’accorder des prêts plus importants sans perdre le client en raison de leur faible usure.

Un moyen de résoudre le problème, suggéré par certains professionnels, serait de souscrire une assurance emprunteur de l’APR (taux d’intérêt annuel), qui représente le coût de financement du prêt du client. Il n'est pas certain que les autorités acceptent une telle démarche. Pour eux, garantir les emprunteurs obligatoires est un gage de stabilité financière.

Une autre idée avancée consiste à demander un tarif. En d'autres termes, les banques ne pourraient pas aller trop bas. Mais ils sont divisés. "Les clients demandent constamment un prix minimum", craint d'être un leader du marché. "Il existe des marchés étrangers sur lesquels nous pouvons" arrêter "les prêts", souligne qu'un concurrent est plus susceptible de partir.

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