Assurance Animaux Les News – Voilà comment le succès du Québec peut être

By | septembre 29, 2019



















© Hydro-Québec

Un rapport commandé par le Québec explique comment atteindre nos objectifs de réduction des gaz à effet de serre pour 2030 et 2050.

Le rapport de la société Dunsky s'intitule Voies de réduction des émissions de GES au Québec – Horizon 2030 et 2050 est devenu une référence pour le gouvernement Legault. Plus tôt ce mois-ci, il l'avait convoqué auprès de grands carbonistes industriels, qui avaient été informés en privé de leurs ambitions.

Le document définit les mesures à prendre pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre à l'horizon 2030 (-37,5%) et à l'horizon 2050 (-80%).

Dunsky est une entreprise énergétique montréalaise qui fournit des conseils stratégiques sur l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la mobilité durable.

Le rapport conclut que la technologie seule permet d’atteindre l’objectif 2030, mais ne suffit pas pour l’atteindre. De plus, nous devons changer la façon dont les villes consomment, mangent, bougent et construisent. .

La mise en œuvre de ces changements nécessitera de fortes mesures économiques et réglementaires. – Extrait du rapport de Dunsky

La transition vers les technologies à faibles émissions de carbone doit être accélérée

Camion de transport électrique dans les rues de Montréal.© fourni par la Société Radio-Canada
Camion de transport électrique dans les rues de Montréal.

Le rapport mentionne qu'il existe des alternatives technologiques dans tous les secteurs de l'économie qui permettent de réduire les émissions de CO2.

Une stratégie de réduction axée sur l'échange de technologie [par exemple des véhicules électriques à la place des véhicules à essence] permet d'atteindre la plupart des objectifs de réduction, lisibles.

Possibilité de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l'introduction de la technologie d'ici 2030

Le texte du graphique est le suivant: Le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur industriel sera de 34% d’ici 2030, la technologie seule étant une source de changement.© fourni par la Société Radio-Canada
Le texte du graphique est le suivant: Le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le secteur industriel sera de 34% d’ici 2030, la technologie seule étant une source de changement.

Les auteurs du rapport ont pris en compte les technologies connues à ce jour. Ils mentionnent qu'ils peuvent être encore plus efficaces et faciliter le travail.

Il convient de noter que les déchets peuvent être traités de manière à éliminer virtuellement leurs émissions grâce au "compostage général, à la récupération du méthane des sites d'enfouissement et à la valorisation énergétique".

Comme les véhicules, les bâtiments au gaz et au mazout peuvent utiliser le chauffage électrique ou se tourner vers la bioénergie, telle que la biomasse.

D'un point de vue strictement technologique, il semble très probable que l'objectif de 2030 soit atteint – Extrait du rapport Dunsky

Cependant, le rapport conclut que "l'utilisation de la technologie seule n'est pas suffisante pour atteindre l'objectif à long terme pour 2050".

Potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050

Le graphique indique: Le potentiel de réduction des gaz à effet de serre dans le secteur des transports est de 95% d'ici 2050, en utilisant uniquement la technologie comme source de changement.© fourni par la Société Radio-Canada
Le graphique indique: Le potentiel de réduction des gaz à effet de serre dans le secteur des transports est de 95% d'ici 2050, en utilisant uniquement la technologie comme source de changement.

La réduction des transports est la plus chère, indique le rapport, mais probablement celle qui présente les plus grands avantages. Avec l'énorme électrification, on peut s'attendre à une réduction de 95% des gaz à effet de serre dans ce secteur.

D'autre part, il serait plus difficile pour deux secteurs de réduire leurs émissions de CO2 de manière significative d'ici 2050 uniquement grâce à un soutien technologique.

  • Les industries qui, après expédition, sont le deuxième plus grand émetteur, en raison des émissions résultant de leurs processus de production, parviennent à réduire de 61% leurs émissions de gaz à effet de serre.
  • L'agriculture ne représente que 10% des émissions actuelles, mais le potentiel de réduction est limité à 35% d'ici 2050. La plupart des émissions proviennent de l'utilisation d'engrais, du traitement du fumier ou d'animaux. destinés à la consommation humaine.

Réduire la demande dans plusieurs domaines

Les banlieues se développent au Québec, menaçant certaines zones agricoles.© fourni par la Société Radio-Canada
Les banlieues se développent au Québec, menaçant certaines zones agricoles.

Selon le rapport, les objectifs de Québec 2050 sont réalisables, à condition que nous nous concentrions non seulement sur la technologie, mais également sur la réduction des besoins attendus des tendances actuelles et des politiques publiques.

Les auteurs du rapport font référence à la "demande énergétique", mais se pencheront également sur les options qui influent sur la façon dont nous consommons, bougeons, construisons des villes ou même sur la nutrition.

Voici quelques exemples de solutions suggérées:

  • La densification des villes
  • Plus de transports en commun, transports actifs, covoiturage
  • Transfert d'un camion dans un train pour le transport de marchandises
  • Réduction du gaspillage alimentaire
  • Diversification des sources de protéines
  • Économie circulaire dans l'industrie

En plus d'introduire de nouvelles réductions, la réduction de la demande réduira non seulement le coût du passage à des technologies à faibles émissions de carbone, mais également le risque de ne pas atteindre nos objectifs si nous nous basons uniquement sur la technologie. – Extrait du rapport de Dunsky

Dans le cas où le déclin de la technologie et de la demande ne suffirait pas pour atteindre les objectifs, le rapport recommande d'acheter des crédits de carbone sur le marché mondial, déclarant que cette option est risquée car le charbon peut augmenter considérablement avec le temps.

Une dernière solution complémentaire consisterait à capturer et à séparer le carbone restant. Ce serait une sorte de "police d'assurance" en cas d'échec des autres mesures.

Les coûts et les avantages du changement

Les auteurs du rapport estiment que le seul changement technologique coûterait 1,7 milliard de dollars par an d’ici 2030.

Une partie seulement de ces coûts sera supportée par le gouvernement du Québec. Le reste du Québec sera repris par l'industrie, les entreprises et les ménages.

Néanmoins, des avantages peuvent être dérivés. Le rapport parle de la création ou du maintien de 25 000 emplois et de la croissance du produit intérieur brut (PIB) grâce aux technologies vertes que le Québec pourrait même exporter s'il était développé.

Demande d'électricité supplémentaire

Selon le rapport, la production d'électricité supplémentaire nécessaire pour atteindre les objectifs est illustrée par un graphique.© fourni par la Société Radio-Canada
Selon le rapport, la production d'électricité supplémentaire nécessaire pour atteindre les objectifs est illustrée par un graphique.

Le rapport conclut que le Québec aura besoin de 125 à 185 TWh d’ici 2050.

L'ajout de nouveaux barrages, parcs éoliens ou panneaux solaires peut soulever des questions d'acceptabilité sociale.

Extrait du rapport de Dunsky

Selon les auteurs, la province réussit à réaliser cette électrification massive. Un exemple est la conversion de la plupart des systèmes de chauffage domestique en électricité dans les années 1980.

En janvier 2020, le gouvernement Legault présentera son plan sur l'électricité et les changements climatiques, ainsi que les moyens proposés pour atteindre ses objectifs.

Il sera intéressant de comparer ce plan avec ce rapport pour voir ce que le gouvernement a choisi – ou non – sur la base des suggestions qu’il contient.

L'ampleur du défi à relever […] ne laisse aucune option pour que des options soient déduites, écrit Dunsky. Si le Québec change peu à peu la tendance actuelle, l'effort sera encore plus grand et le temps qu'il faudra pour y arriver sera plus court. Changer de cap sera encore plus difficile et le coût du voyage sera inévitablement plus élevé.

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