🔝 Terr en fête à Agonges (Allier): les joies et les peines d'un jeune producteur bourbonnais – Moulins (03000) – Meilleur Taux

By | septembre 15, 2019



















Sébastien Micaud a 31 ans, avec un partenaire, un enfant et une hypothèque. Jusque-là, dix ans d’expérience dans le secteur agricole.

Il y a deux ans, Sébastien a décidé de poursuivre sa carrière "avec un salaire mensuel immédiatement ou sans problème". Il a commencé une autre aventure agricole seul.

La sécheresse cause des problèmes aux agriculteurs du Bourbonnais

"J'ai dû retirer 10 000 € en espèces pour nourrir les vaches"

En 2017, le jeune homme a repris l'entreprise du voisin: "Mes parents étaient des agriculteurs, leur propre ferme était donc le rêve d'un enfant", dit-il.

Aujourd'hui, il dispose de 115 hectares de terres à Bourbon, dans le village d'Archambault. Environ 80 vaches charolaises paissent paisiblement dans les prés. Vaches en lactation pour l'élevage de veaux afin de produire une viande charolaise de qualité.

Et presque toutes les vaches de la race de Sébastien portent un nom. "Je les ai appelés amusants pendant un an, mais j'ai de très mauvais souvenirs." D'autre part, il suffit que l'éleveur reconnaisse tous ses animaux. Il désigna le doyen de 14 ans d'un geste rapide.

L'agriculteur a dû dépenser la majeure partie de son argent pour acheter de la nourriture pour les animaux.

En novembre, Sébastien restaure un deuxième voisin. Et il doit s'occuper d'une centaine d'animaux en lactation dispersés sur 200 hectares.

Le doublement des terres agricoles est considéré comme la seule alternative par Mathieu Olivier, président du comité d’organisation de Terr & en Fête et. "Aujourd'hui, nous sommes obligés d'agrandir la taille de nos fermes afin de générer des revenus suffisants."

Conditions de travail difficiles

Ce sont principalement des conditions climatiques qui s'aggravent en Bourbonnais, "encore plus qu'ailleurs". Des sécheresses répétées ont déjà commencé sur le cash-flow de Sébastien: "L'année dernière, j'ai dû retirer près de 10 000 euros en espèces pour nourrir les vaches; il atteindra sûrement 15 000 euros cette année ».

L'éleveur de 31 ans est le chef de file d'environ 80 vaches allaitantes charolaises.

Cependant, le fermier n'a pas à demander de l'aide financière à sa famille: "C'est mon travail, je ne veux rien de personne". Sébastien a emprunté il y a deux ans 400 000 € pour acheter du matériel et des animaux. Et pendant plus de six mois, il n'a pas pu baisser son salaire.

Aujourd'hui, "ils y arrivent, mais je n'engage que 500 dollars par mois". Mode de vie diminué, même si votre petite amie travaille. "De nombreux coûts augmentent, alors que les prix des agriculteurs baissent et que les ventes stagnent", a déclaré Sébastien.

Vingt-trois agriculteurs ont participé à la finale du comté de labour, Paulhaguet (Haute-Loire), le dimanche 25 août.

Les nouvelles installations sont en ruine

Ces problèmes financiers s’accompagnent de lourdes procédures administratives. Le frein de la colonie est pour la jeunesse de la région. En 2018, seuls 70 nouveaux agriculteurs se sont installés dans l'Allier.

Il y a dix ans, ces installations annuelles atteignaient près d'une centaine. Pour 2019, "ce nombre a été divisé par deux" par rapport à 2018, soit 35 installations, a déclaré Geoffrey Rivaux, jeune président des affaires de l'Allier.

Sébastien Micaud reste motivé:

"Quand je commence, ça vient de la passion. Dans ce métier, si tu as assez de désir, tu peux tout faire. Et puis, il y a beaucoup de soutien et tout le monde le suit consciencieusement."

Le dévouement et l'affection pour le métier que Sébastien tire de ses ancêtres: "Ils m'ont dit:" si les choses tournent mal, je serai mieux loti ". J'applique ce maximum quotidiennement.

Sandra Favier

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