ℹ Hugh Bailey, directeur général de General Electric France, sous enquête pour "intérêt illégal" – Taux Attractif

By | septembre 10, 2019



















Delphine Batho, qui a rejeté la nomination de M. Bailey, a déclaré qu'il était consultant sur le financement des exportations de Macron lorsque la subvention de 70 millions de dollars a été accordée à GE.

Le monde avec AFP et Reuters Publié hier à 15h31, mis à jour à 02h01

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General Electric est basé à Belfort (Territoire-de-Belfort), 2014.
General Electric est basé à Belfort (Territoire-de-Belfort), 2014. THIBAULT CAMUS / AP

Le bureau du procureur à Paris a ouvert une enquête préliminaire le vendredi 6 septembre "Intérêts illégaux" Hugh Bailey, PDG de General Electric France, l'a dirigé L'OBS Mardi 10 septembre. Cette décision a été confirmée à la réunion suivante: monde cela vient de sources judiciaires lorsque le conglomérat américain s'oppose aux syndicats après une annonce de mai qui supprimait 1 050 postes, dont près de 800 sur le site de Belfort (Territoire-de-Belfort). L’enquête est menée par l’Office central de lutte contre la corruption et la criminalité financière et fiscale (OCLCIFF).

En juin, Delphine Batho, représentante des Deux-Sèvres, a interjeté appel du procureur. "Possession illégale d'intérêts" M. Bailey, conseiller technique au ministère de l'Économie chez Arnaud Montebourg, puis Emmanuel Macron entre 2012 et 2016, avant de rejoindre GE France en 2017 et d'en prendre la direction en avril 2019.

Un membre du Parlement et le président de Écologie Génération ont déclaré dans une lettre au procureur "Accordé 70,3 millions de dollars à General Electric Energy Product (…) pour l'achat de quatre turbocompresseurs à turbocompresseurs destinés à la centrale électrique à cycle mixte irakienne de Bâle au premier semestre 2016". Le représentant élu a ajouté que M. Bailey n'avait pas "Vous n'avez probablement pas pris cette décision seul"mais qu'il a été admis à GE l'année suivante.

Ces 70 millions d'euros n'étaient pas des aides directes à GE, mais correspondaient à des prêts accordés par Coface, l'organisme français d'assurance-crédit, qui garantissent l'exportation de produits fabriqués en France. A cette époque, le géant américain recherchait des pays, dont la France, prêts à l'aider dans ses exportations, car la banque d'import-export American Coface était suspendue.

Feu vert du Comité d'éthique de la fonction publique

Mmoi Batho, ministre de l'Écologie 2012-2013, est le cas « Sérieux » et "Illustre les stratégies de braconnage des hauts fonctionnaires et des conseillers ministériels qui pourraient être considérés comme ne respectant pas l'éthique publique.", a-t-il déclaré à l'Agence France-Presse.

Hugh Bailey est accusé "Complètement non fondé"GE a répondu en rappelant que le Comité d'éthique de la fonction publique avait donné son feu vert. Il lui demandait simplement de rompre toutes ses relations professionnelles avec d'anciens collègues de Bercy qui avaient eu à traiter avec GE. L'avocat de Bailey, Benjamin Van Gaver, se félicite de l'ouverture de l'enquête. "Possibilité de communiquer aux autorités toutes les informations nécessaires pour réfuter fermement les accusations portées contre elles".

Cet incident judiciaire survient lorsque la direction de GE France n'a pas réussi à convaincre les syndicats de Belfort (CGT, CFE-CGC, SUD) de négocier un plan social annoncé en mai. La politique de la chaise vide, soutenue par de nombreux élus locaux, à gauche et à droite, qui impose le maintien de l'activité industrielle à Belfort. Sur les 4 300 employés du site, près de 3 500 conserveront leur emploi, notamment dans le secteur des turbines de centrales (gaz, charbon, nucléaire,…).

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Pour les autres, le ministre des Affaires économiques et des Finances, Bruno Le Maire, a réaffirmé son objectif dans une lettre adressée aux syndicats à la mi-août. "Obtenir le maximum de travaux industriels à long terme maintenus et développés sur site". Deux niveaux ont été étudiés séparément et "Le fichier va bien", cite davantage de sources gouvernementales: renforcer les effectifs du constructeur de moteurs TGV Alstom à Belfort "Créer ou maintenir 120 emplois", selon le maire; diversification des composants de moteurs d'avion, une priorité pour GE.

Entre-temps, mercredi 11 septembre, à la suite de la présidence du maire, GE a poursuivi son engagement de reprendre le secteur de l'énergie d'Alstom en 2014. Ces engagements, qui n'ont pas été maintenus par les syndicats, concernent le maintien de centres de décision internes et la fabrication de grandes turbines à gaz. Le marché effondré de ces dernières années explique les difficultés rencontrées par GE, mais aussi par ses concurrents, Siemens et Mitsubishi.

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