Assurance Animaux en 7 étapes – Dans l'Aude, le départ du vétérinaire est synonyme de "catastrophe".

By | août 8, 2019




















Veau nouveau-né dans une ferme à Riespach (Haut-Rhin) 13 décembre 2017 (AFP / SEBASTIEN BOZON)

De sa ferme, dans la haute vallée de l’Aude, il a les yeux rivés sur les Corbières et les alpages. Mais dans le contexte de cette scène majestueuse, Mélanie Vandecasteele, qui s’inquiète du départ du vétérinaire, est un "véritable désastre".

"Si je n'ai pas de vétérinaire, comment puis-je faire cela en cas d'urgence, si un animal blessé ou un vêlage difficile?", Demande l'éleveur dont le troupeau pâture avec 21 "mères", deux génisses et un veau taureau dans les pâturages d'été à Fourtou au sud, à environ 700 mètres d'altitude.

Françoise Guitard, éleveuse de vaches laitières, ou Vincent Bibbeau, fromage fabriqué à Bugarach avec 55 chèvres, s'inquiètent également du risque de "désertification animale" dans d'autres départements français: "En cas de problème, je ne suis pas sûr ou un conseil téléphonique ", a prévenu le fermier caprin.

Le 26 juillet, la vétérinaire Marie-Christine Weibel, qui exerçait 20% de son activité à la "campagne", tandis que les autres "chiens" (animaux de compagnie) continuaient à pratiquer dans la vallée de Couiza.

Il explique notamment à l'AFP: la clientèle des éleveurs qui ont grandi après le décès d'un collègue vétérinaire et, parallèlement, les modifications apportées à la réglementation qui prévoit une prophylaxie de contrôle sur deux ans pour les bovins quittant l'été.

les éleveurs dispersés autour

Cette intervention, jusque-là fixée, a entraîné une prolifération de déplacements, sans grande compensation, dans une petite région montagneuse, avec des endroits difficilement accessibles où les éleveurs sont dispersés.

A cela, il faut ajouter le nombre de gardes, d'impayés, l'embauche d'employés et l'argent: "J'ai perdu de l'argent, j'ai financé l'excédent moi-même", explique Marie-Christine Weibel. Ce qui a finalement conduit le médecin de son mari à s’installer dans le Gers après le désespoir des 100 à 120 reproducteurs de la patiente dans la Haute Vallée.

Séjournez avec un collègue à Belcaire (à 40 km au sud-ouest de Couiza) et un vétérinaire à Carcassonne (à 40 km au nord de Couiza) qui a laissé entendre qu'il allait prendre la relève et expliquer les éleveurs. "Mais serez-vous capable de retrouver 120?" émerveille Mélanie Vandecasteele.

"Et si jamais tu tombes malade, tu ne peux pas te lever, qu'est-ce qu'on va faire?" ajoute Vincent Bibbeau.

Un groupe d'éleveurs, explique-t-il, "a essayé de faire pression sur les autorités de l'Etat", en particulier lors de la manifestation du début du mois de juillet dans la sous-préfecture de Limoux.

– "mort de la région" –

La tractrice Mélanie Vandecasteele, membre de la fédération paysanne, continue de s'asseoir derrière le siège, avertissant: "Sans veto, sans toubib, zone morte".

Mais pour lui, "les autorités ne mesurent pas le problème". Mais le temps presse: les animaux reviennent d'été en été et les contrôles de santé sont essentiels pour la vente des animaux, notamment pour l'exportation.

"Si je n'ai pas de droit de veto, cela compromettra l'équilibre général de l'exploitation", dit-elle, regrettant le manque de soutien de la Chambre d'agriculture.

Pour l'éleveur, le problème sera exacerbé, et "le principal problème d'Aude dans la classe". Parce que "l'âge moyen des vétérinaires travaillant à la campagne est supérieur à 60 ans", prévient-il.

La solution? "Nous devons réfléchir ensemble", a répondu une femme légèrement désarmée. "Nous pouvons constater qu'il y a des réunions entre éleveurs et communautés, autorités publiques" pour "réinstaller quelqu'un".

Vincent Bibbeau, dans ses neuf cabanes à chèvres, entouré pour la première fois de neuf chèvres pour équiper les prés, avance l'idée: "Constituer un groupe d'employeurs – des éleveurs pour qu'ils embauchent et paient un vétérinaire".

Mais "cela signifie 35 heures, week-ends, vacances …", a-t-il protesté juste avant de conclure: "Nous avons besoin d'une politique qui nous soutienne."

Dans le cas de Marie-Christine Weibel, il pourrait être nécessaire "d'imposer les revenus provenant de pratiques rurales". "Cela encouragerait les coureurs qui font peu de choses à continuer, parce qu'en fin de compte, cela leur importe moins.

hg / CPY / nième

Bannière 728x90
Assurance Animaux en 7 étapes – Dans l'Aude, le départ du vétérinaire est synonyme de "catastrophe".
4.8 (97%) 73 votes
 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *