🆕 Combien ça coute – Les employés de France Télécom témoignent

By | mai 4, 2019



















affiches
Des affiches "Stop au suicide" à l'entrée des bureaux de France Télécom à Annecy-le-Vieux, le 28 septembre 2009, après plusieurs suicides d'employés de l'entreprise (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP / Archives)

Les pressions exercées par le départ de l'entreprise, l'isolement et la mobilité forcée: trois hommes, France Télécom et d'anciens partis civils à Paris, ont annoncé que leurs conditions de travail avaient chuté à la fin des années 2000.

France Télécom et ses anciens dirigeants semblent être un "harcèlement moral". Dans la décision de renvoi, les juges d'instruction décrivent le "harcèlement d'une entreprise". Les dirigeants voulaient éliminer 22 000 emplois entre 2006 et 2008 et passer à 10 000 emplois.

"La phobie Terrible"

"J'étais responsable informatique dans le nord lorsque j'ai lancé la restructuration alors que j'avais vingt personnes sous mes ordres, j'ai progressivement perdu mon personnel", explique Yves Minguy, qui a rejoint France Télécom en 1973. "Nous sentions que nous avions des objectifs pour les départs et que nous étions sous pression pour partir."

En 2009, elle se retrouve dans le placard, "six mois ne font rien". "Les trois premières semaines sont bonnes, alors le drame." Il a trouvé un poste dans un département qui "veut continuer". "Mais un matin, sans prévenir, ils disent: + Vous placez votre entreprise sur un plateau + sur votre téléphone." Cela affecte l'effet "fusil à pompe". Déprimé. "Si ma femme ne me soutenait pas, je ne serais plus là."

Il a déclaré que l'objectif était de le "déstabiliser".

Encore aujourd'hui, Yves Minguy, 67 ans, ne peut pas "retourner" dans un immeuble de France Télécom devenu Orange en 2013. "J'ai une phobie terrible".

Le procès sera un "moment difficile". "Mon objectif n'est pas la finance, j'ai hâte de vous dire: + Oui, nous nous trompons, nous vous avons démoli + mais nous avons toujours nié de manière absolue".

– "L'argent sale" –

Claude (prénom changé), responsable de 59 équipes de téléconférence. Au début de 2007, il a repris les fonctions de 120 administrateurs. "Ensuite, je vous ai demandé d'envoyer des gens par tous les moyens."

Mais la situation est contre lui. "On disait qu'il était temps de répondre à un appel d'offres, de changer de service ou de quitter l'entreprise. Le but était de se débarrasser de moi."

Fin de la chirurgie d'ici la fin de 2017. A son retour en janvier 2018, il participe au redéploiement de son équipe. "J'ai été seul pendant deux mois sans activité professionnelle, je n'avais pas de travail". Il est affecté à une mission de six mois. "Mais j'ai toujours reçu un email pour partir".

"En septembre 2008, ma part variable n'arrivera pas. Je vous ai dit que les résultats sont inadéquats". Au bureau, il se suicide en sautant d'une falaise. "La DDH a trouvé les mots qui se sont calmés". En octobre, il a reçu 750 euros. – Mais nous voulions l'obtenir.

En 2011, il a signé un accord avec la direction. "Le contrat était le suivant: je traduis la page et reçois une compensation financière." Mais aujourd'hui, Claude, un syndicat détaché, regrette cet "argent sale".

– "toujours pas guéri" –

"J'ai participé à l'avènement du Minitel (un très petit terminal informatique dans les années 80 et 90 en France, NDLR). J'étais un ingénieur, un inventeur", explique Francis Le Bras. En 1982, il a commencé à travailler pour France Télécom en tant qu’employé d’une société de services, puis loué en 2004. Il a été nommé responsable des contacts techniques, mais il a été nommé directeur général de Didier Lombard en 2005. les priorités ont changé. – C'est ce qui est perdu.

"En 2007, on m'a dit que je devais faire autre chose … (…) Je me suis étendu et j'ai eu de l'argent pour ouvrir une agence immobilière."

"Le 1er janvier 2008, mon travail a été interrompu sans qu'on me le dise et j'en ai été informé trois mois plus tard lors d'un entretien avec mon responsable des ressources humaines."

En octobre 2009, il a eu une crise cardiaque et a reconnu la "société du crime". Le mois prochain, il essaie de se suicider. Puis commence un congé de maladie de longue durée. En 2011-2012, il a tenté de retourner au travail sans succès.

En 2016, il a pris sa retraite de son incapacité de travail. "La dépression, je ne suis toujours pas guérie, l'entreprise a été maltraitée, je veux témoigner de ce que j'ai subi", a déclaré le joueur âgé de 66 ans.

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